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Q :
Je viens de recevoir un diagnostic de SP et je ne suis pas sûr d’avoir bien compris combien de temps une poussée de SP est censée durer. Certains de mes symptômes sont intermittents (signe de Lhermitte, acouphènes, douleur derrière les yeux); les autres se manifestent en permanence depuis 8 mois (engourdissement dans les jambes, fatigue, spasmes musculaires). Je sais que toutes les personnes atteintes de SP ne vivent pas la même chose, mais j’aimerais savoir un peu à quoi m’attendre.
R :
On parle de poussée de SP (on dit aussi « attaque » ou « exacerbation »), lorsque le système immunitaire devient hyperactif et qu’il s’attaque à la myéline, la gaine protectrice qui entoure les nerfs. Les symptômes éprouvés lors d'une poussée peuvent être semblables aux symptômes ressentis auparavant; cela dit, c'est pendant les poussées que se forment de nouvelles lésions, qui peuvent être temporaires ou permanentes, dans le système nerveux. On peut aisément confondre une pseudo-poussée ou une exacerbation de symptômes résiduels de la SP (aggravation des symptômes qui se sont manifestés lors des poussées précédentes) avec une poussée proprement dite. Voici les deux paramètres sur lesquels se fondent les professionnels de la santé pour distinguer les poussées des pseudo-poussées : - Durée : les symptômes se sont fait sentir pendant au moins 24 heures. - Absence d’autres facteurs : aucun autre facteur (infection, fatigue inhabituelle ou fluctuations hormonales) qui pourrait aggraver les symptômes existants n’a pu être mis en cause.
Pour que l’on conclue à une poussée de SP, il faut que les symptômes surviennent après une phase de stabilisation ou de rémission d’au moins 30 jours, et qu’ils persistent pendant au moins 24 à 48 heures (soulignons cependant que les symptômes des poussées de SP se manifestent en principe pendant plusieurs semaines). On peut diviser la poussée en trois phases : une phase d’inflammation aiguë, caractérisée par l’exacerbation des symptômes de SP; une phase de stabilisation, au cours de laquelle l’état de la personne est stable; et une phase de réparation, pendant laquelle son état s’améliore. La durée de la poussée peut varier de quelques semaines à un an. Si une personne semble s’être remise d’une poussée, mais que ses symptômes resurgissent en l’espace d’un mois, on estime que la poussée n’est pas terminée et que cette nouvelle exacerbation n’en est qu’une manifestation.
En résumé, vous avez tout à fait raison : la SP est une maladie imprévisible. Les personnes qui en sont atteintes ne vivent pas toutes les mêmes choses et elles réagissent différemment. Cela dit, on peut dégager quelques points communs. Ainsi, dans la plupart des cas, les symptômes des poussées de SP se stabilisent dans les quelques semaines, voire les quelques mois qui suivent leur apparition. On ne peut malheureusement pas être plus précis ni prévoir comment la SP va évoluer. Mais, vous conviendrez que c’est presque toujours comme ça dans la vie, on ne peut pas tout prévoir.
10/30/2009
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